Retour aux poèmes
Nature
Français
Classique

Le vieux chêne

par Georges Sylvain

31 août 2026

Le vieux chêne couvrait de sa plus forte branche

Le front du beau vieillard qui dormait sur le sol.

Un enfant, caressant sa longue barbe blanche,

Se reposait aussi sous le vert parasol.

Le gazon rayonnait ; au roseau qui se penche

La brise répétait le chant du rossignol;

Et sur les bords fleuris où le ruisseau s'épanche,

Un pâtre fredonnait un refrain espagnol.

Les grands bœufs s'en allaient à pas lents dans la plaine,

Cherchant l'ombre; l'un d'eux s'en vint tout doucement

Au souffle de l'enfant mêler sa forte haleine.

Et le noble vieillard et l'enfant si charmant,

Et le bœuf au poil blanc tout tacheté d'ébène,

Simples et bons tous trois, dormaient sous le grand chêne.

7 vues