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Nature
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Classique

Sans titre

par Georges Sylvain

31 août 2026

Pendant les soirs d'été, dans sa blancheur d'agate,

La lune au firmament

Vogue majestueuse, et semble une frégate

Que les brises au port font entrer doucement ;

Et la meute des chiens farouches et stupides

Pousse de longs abois

Contre l'astre, qui baigne en des splendeurs limpides

Son disque blanchissant la crête des grands bois.

Et l'impassible Hécate, à sa course fidèle,

Sillonne le ciel pur,

Comme un oiseau divin qui fend à tire-d'aile,

Loin des bruits d'ici-bas, l'immense et clair azur.

L'heure fuit. Les abois, en lointaine fanfare,

S'éteignent lentement,

Tandis que le pêcheur suit de sa nef le phare

Qui le conduit au port du haut du firmament !

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