Explorez notre collection de poésie créole et francophone. Chaque poème est une fenêtre sur l'âme.
14 poèmes trouvés
par Paul Lochard
L'ombre est partout au fond des choses. Qui donc sait le secret de Dieu? Ces blonds enfants aux lèvres roses, Que seront-ils sous le ciel bleu?
par Oswald Durand
Une mère chantait dodo À son enfant né de la veille; Et, de crainte qu'il ne s'éveille, Avec soin fermait le rideau.
par Virginie Sampeur
Elle a perdu son fils à la guerre Et depuis lors elle ne rit plus, Ses yeux noirs comme la terre
par Dominique Hyppolite
Ses parents sont morts dans le tremblement Et il marche seul dans les rues détruites, Ses yeux portent tout l'embarquement
par Edmond Laforest
Je suis las de souffrir sans raison, Las de pleurer sur des chimères, Las de faire de ma prison
Dans le cimetière face à la mer Les croix blanches gardent la mémoire Des marins partis dans l'hiver
Elle pleure son mari parti en mer, Elle attend depuis dix ans déjà, Les enfants grandissent dans l'amer
par Clément Magloire-Saint-Aude
Le soir tombe sur les toits de tôle, Les enfants rentrent des chemins, Et dans le silence qui s'envole
par Seymour Pradel
Que reste-t-il de nos espoirs, De nos rêves de jadis ? Le vent les a emportés le soir
J'ai posé ma tête sur ta poitrine Et j'ai pleuré de vieilles peines. Tu n'as rien dit, et ta doctrine
Tu m'as laissée seule avec ma douleur, Comme on abandonne un oiseau blessé. Ma peine est grande comme ton erreur,
par Coriolan Ardouin
Emma, lorsque tous deux assis dans une yole, Nous voguions sur les mers mon front sur ton épaule Et le tien sur mon cœur, oh! C'était de beaux jours!
La tristesse n'est pas une fleur du jeune âge. La brise vole et chante et baise le feuillage, La Rose vient d'éclore et le Cygne d'amour Glisse sur les flots bleus où se mire le jour.
Ah ! si vous étiez mort ! De mon âme meurtrie Je ferais une tombe, où, retraite chérie, Mes larmes couleraient lentement…