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25 poèmes trouvés
par Georges Sylvain
Mon livre, élance-toi dans l'arène et combats ! N'écoute point ceux-là qu'étonne ton audace. Sans morgue, pour l'honneur du Pays, prends ta place, O mon livre, parmi les plus vaillants soldats.
Ah ! si vous étiez mort ! Je ferais de mon cœur l'urne mélancolique, Conservant du passé la suave relique, Comme ces coffrets d'or qui gardent les parfums ;
Un rêve m'a bercé, doux comme une caresse, / Où tout était lumière et tout était clarté, / Où mon âme, oubliant sa longue tristesse, / S'enivrait de bonheur et de sérénité. / Mais le jour est venu, chassant cette chimère, / Et je me suis réveillé, seul, dans le froid du jour, / Avec, au fond du cœur, cette peine amère / De ne plus retrouver le rêve de l'amour.
Je vous dirai tout bas, dans le calme du soir, / Les secrets que mon âme a gardés en silence, / Ces rêves envolés qu'on ne peut plus revoir, / Et ces regrets amers qui font la confidence. / Le monde est loin, ici, sous les arbres qui dorment, / Et nous sommes, mon cœur, seuls avec nos douleurs, / Tandis que dans la nuit, les ombres se transforment, / Et que le vent léger murmure nos malheurs.
par Ignace Nau
Marie, dans ton livre aux pages si blanches, Tu écris tes rêves, tes joies et tes peines, Comme un oiseau chante au milieu des branches, Tu laisses ton âme errer dans les plaines. Chaque mot est une fleur qui s'épanouit, Chaque ligne est un souffle de ton esprit, Dans ce livre sacré, ton cœur s'enfuit, Vers un monde lointain où l'amour sourit.
Le jour s'éteint, le calme descend sur la terre, Le voile de la nuit étend son mystère, Les étoiles au loin brillent dans l'infini, Et mon cœur, fatigué, cherche un repos béni. Dans ce silence pur où l'âme se recueille, Je vois passer le temps comme tombe la feuille, Tout ce qui fut hier s'efface dans l'oubli, Et je reste pensif, par le soir ennobli.
par Damoclès Vieux
J'ai cru que tu viendrais dans le matin léger, En robe blanche, avec ton chapeau de dentelle, J'ai cru que tu viendrais tendrement m'apporter L'Amour, comme une fleur éclose en ta prunelle.
par Etzer Vilaire
À la même. Loin de toi, c'est la nuit, C'est la nuit triste et sombre, Et mon cœur plein d'ennui
par Oswald Durand
Si la muse, un jour, me demande Des vers, — une ode, un triolet, — D'honneur! je lui ferai l'offrande Du plus délicieux couplet.
Un matin… prêtez-moi votre luth, Sainte-Beuve, Grand poète, grand ciseleur, Pour que ma poésie, en vers faciles, pleuve Comme les perles de la fleur!
Je suis jaloux de tout, du passé, de mon ombre, Je regarde ton frère avec un regard sombre, Quand il pose sa lèvre à ton front pur et doux. Le baiser de ta mère,
Dans le bleu paradis, ce frais séjour du rêve, Ève, la belle enfant, curieuse comme Ève, Se cache aux yeux du Maître, et, trop tard, se repent D'avoir prêté l'oreille aux propos du serpent.
par Victor Duquesnay
La femme de chez nous est flamboyante Comme l'arbre qui porte son nom, Elle brille rouge et éclatante
La fille de Basse-Pointe a des yeux de nuit Et une peau d'océan brûlé, Elle rit comme la pluie qui luit
par Émile Roumer
Je t'aime comme on aime la mer, Avec ses colères et ses calmes, Comme on aime le vent amer
Viens, ma belle, sous les étoiles, La nuit est douce et le vent léger, Les grillons soulèvent leurs voiles
Elle a la beauté des statues d'ébène, Ses yeux sont deux soleils nocturnes, Sa peau brille comme la pleine
Elle est belle, la femme créole, Avec son madras et son foulard, Sa démarche souple et son auréole
Marabout de mon cœur aux seins de mandarine, Tu m'es plus savoureux que crabe en aubergine, Tu es un afiba dedans mon calalou,
par Edmond Laforest
Je vis son cœur : c'était un chrysanthème Doré de rayons d'un jaune bruni.
par Ida Faubert
Lorsque vous oublierez que vous m'avez tenue Captive entre vos mains, comme une chose à vous, Lorsque vous serez las de mon amour très doux,
par Coriolan Ardouin
La foule est insensible au vieux toit qui s'écroule, A l'oiseau qui s'envole, au murmure de l'eau; Et pour elle le monde est toujours assez beau; Mais nous qui ne brûlons que de la pure flamme,
par Virginie Sampeur
Puisque le ciel t'envoie Fortune, amour et joie, Tu peux bien m'oublier; Vis sans inquétude, Et dans la solitude, Pour t…
Dèiè yon gwo touff pingoin L'aut'jou, moin contré Choucoune ; Li sourit l'heur' li ouè moin, Moin dit : « Ciel ! a là bell' moune ! »
Anacaona, la reine, Voyant que le ciel est pur, Qu'un souffle berce la plaine, Que la lune dans l'azur Se perd; voyant sur la grève La mer que nul vent ne soulève Mourir tranquille et sans voix;