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45 poèmes trouvés
par Georges Sylvain
Pendant les soirs d'été, dans sa blancheur d'agate, La lune au firmament Vogue majestueuse, et semble une frégate Que les brises au port font entrer doucement ;
Le vieux chêne couvrait de sa plus forte branche Le front du beau vieillard qui dormait sur le sol. Un enfant, caressant sa longue barbe blanche, Se reposait aussi sous le vert parasol.
Zimblis, c'est la péri légère Qui, dans la nuit, Doit sur la rive mensongère, Lente et sans bruit,
par Duraciné Vaval
Midi sonne. Reposons-nous sous ce manguier. Le gazon brûle. C'est à peine si les palmes Bougent. Les grands bœufs roux au pâturage calme Dorment en poursuivant leur rêve familier.
par Christian Werleigh
L'ostensoir du soleil descend très lentement Avec une beauté qui veut qu'on la contemple, Puisque pour disparaître en dédorant son temple Dont le morne est l'autel, il s'arrête un moment...
par Etzer Vilaire
Sur l'onde froide où meurt une lueur céleste L'immense oiseau surpris promène au loin les yeux. Son aile auparavant tumultueuse et leste S'agite sans espoir sous le flot écumeux,
par Oswald Durand
À Isnardin Vieux. Si je connaissais l'Italie, Où Raphaël fit ses tableaux; Florence, où la douleur s'oublie;
Sur les fleurs de nos prés, la diligente abeille, Pour son miel parfumé, glane avec le matin. Chacune, en s'entr'ouvrant, lui tend une corbeille Où la vive ouvrière amasse son butin.
À Estelle. Ô génie inspirateur, Créateur, C'est toi qu'aujourd'hui j'implore!
par Luc Grimard
Les grenouilles commencent l'orchestre, Les grillons prennent la baguette, Les palmiers battent leur regètre
par Seymour Pradel
En octobre les pluies se font rares, L'air devient sec sur les plaines, Et les paysans préparent leurs barres
Le colibri, joyau des Antilles, Vibre sur les fleurs d'hibiscus, Ses ailes d'arc-en-ciel brillent
par Suzanne Comhaire-Sylvain
La papaye est douce comme un mot d'amour, Elle se donne généreusement sur sa tige, Et chaque matin dans le petit jour
par Daniel Thaly
Le ciel de la Martinique est bleu à rendre fou, Ses nuages passent comme des rêves, Et quand la pluie éclate sur les bouts
par Gilbert de Chambertrand
Aux Antilles nous n'avons pas quatre saisons Mais deux visages du même ciel : L'été qui dure sans raison
Lac Azuei salé sur la frontière, Tes eaux roses brillent au soleil, Tes flamants roses comme une lumière
La mer à l'aube est un miroir gris Où le ciel se réfléchit avant le jour, Les piroguiers glissent surpris
Le pêcheur sort son canot à l'aube, Il lutte contre les vagues calmes, Sa ligne dans l'eau froide dobe
Les bambous du bord de la rivière Font une musique dans le vent, Leurs tiges créent des lumières
Les sources du massif de la Selle Descendent claires sur la montagne, Eau fraiche et douce et belle
La plage de Anse-à-Veau at l'aube Est un tableau peint par le ciel, Les pecheurs tirent leur corolle
Les bœufs tirent la charrue lentement, Leurs yeux doux regardent la terre, Ils avancent paisiblement
par Carl Brouard
Dans la forêt haïtienne dense et sombre Où les lianes pendent jusqu'au sol, Où les oiseaux dessinent des ombres
Artibonite, grande rivière d'Haïti, Ton eau nourrit les rizières basses, Tu es la vie de tout un pays
par Charles Moravia
Le crépuscule teinte de pourpre les mornes, Les oiseaux rentrent vers leur nid chantant, Le soleil derrière les cornes
La pluie tombe en rideau sur la forêt, Le tonnerre gronde sur les mornes, Et la terre assoiffée s'apprête
Il n'y a pas de printemps aux Antilles Comme en Europe avec ses bourgeons, Mais nos fleurs aux couleurs subtiles
Le café d'Haïti parfume l'air Du matin tropical et chaud, Son arôme traverse la mer
Le maïs pousse droit vers le ciel, Fier de sa tige et de ses feuilles, Il nourrit le peuple fidèle
Soleil qui se couche — Le morne garde son bleu Jusqu'à la nuit douce.
par Victor Duquesnay
Le flamboyant en fleur éclate Comme un incendie dans le ciel bleu, Ses branches cramoisies délatent
par Fernand Hibbert
La savane s'étire à perte de vue, Sous le ciel immense et bleu, Les bœufs y paissent à leur venue
La rivière descend des mornes chantants, Elle roule sur les pierres lisses, Elle porte le secrets du temps
Le morne bleu domine la plaine Comme un vieux sage silencieux, Ses flancs portent la douleur ancienne
Le soleil des tropiques est un roi Qui règne sans partage sur la plaine, Il brûle et illumine tout à la fois
La nuit étend son manteau sombre Sur les mornes et les vallées, Les étoiles dans leur grand nombre
par Oruno Lara
Grande-Terre aux savanes dorales, Avec tes bourgades et tes chéris, Tes champs de canne et tes murales
La nuit tropicale est pleine d'étoiles, La chaleur reste dans l'air lourd, Les insectes soulevènt leurs voiles
Le bananier se courbe sous son fruit, Le plus généreux des arbres tristes, Il nourrit ceux qui dans la nuit
L'île est belle comme un rêve, La mer l'entoure de ses bras, Le soleil sur ses plages élève
Haïti, la belle, la fière, Avec tes mornes et tes plaines, Tes bananiers dans la lumière
Sur ma flûte de bambou Je joue des airs créoles, Des airs doux comme un aveu
Basse-Terre aux matins de brume, Avec tes volcans endormis, Ton air frais que le vent parfume
La montagne bleue au loin se découpe, Dans le ciel clair du matin haïtien. Les bananiers en longue troupe
par Ida Faubert
Au profond de l'allée, Les quénépiers en fleurs Répandent une odeur Légère et vanillée.